Le réalisateur Roger Gbékou, reconnu pour son engagement, est l’un des cinéastes togolais qui s’est toujours opposé à l’immigration. Pour lui, « la plupart de ceux qui partent ne vivent pas, mais ils survivent ». A-t-il tort ?

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La question de l’immigration fait surface dans le cinéma togolais et plusieurs films sont produits afin d’éclairer les populations qui pensent que la vie est toujours rose en Occident. 

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Au Togo, comme dans la plupart des pays africains, nombreux sont ces jeunes qui ont leurs yeux rivés sur les pays occidentaux qu’ils considèrent comme un eldorado. Peu importe les moyens, clandestins ou légaux, ils sont prêts à tout pour voir leur rêve se réaliser, celui de se retrouver en Europe. Ironie du sort, toutes ces aventures ne sont pas toujours avantageuses. 

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Conscient de la situation, Roger Gbékou réalise en 2017, un court-métrage de 13 minutes intitulé, Viza, et qui parle de l’immigration. Le film raconte l’histoire d’une jeune femme enceinte décidée à accoucher à tout prix à l’ambassade de France, en vue d’obtenir la nationalité française à son enfant alors même que son mari qui tentait d’immigrer illégalement en Italie est mort tragiquement.

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« Le plus souvent, ces immigrés ne disent pas ce qu’ils vivent réellement à leurs frères et sœurs. Ils leur vendent de l’illusion. Ce qui fait que tout le monde est tenté de partir par tous les moyens », affirme Roger, dans une interview. 

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Pour Roger Gbékou : « aujourd’hui, un jeune africain qui a un emploi n’a rien à envier aux personnes qui vivent à l’étranger ». C’est à cet effet, qu’il lance un appel aux Autorités : « Il faudrait que nos États africains nous accompagnent dans nos projets afin que nous puissions construire ce continent ».