Le président algérien par intérim, Abdelkader Bensalah, s’est adressé à la nation ce mercredi 3 juillet, lors d’un discours retransmis à la télévision. Il appelle à un « dialogue national inclusif » pour préparer l’élection présidentielle.
Ce dialogue sera mené « en toute liberté et en toute transparence », promet Abdelkader Bensalah. Il sera conduit par « des personnalités nationales crédibles, indépendantes, sans affiliation partisane ni ambition électorale ».
Ni l’État ni l’armée n’y prendront part. L’État se contentera seulement « de mettre tous les moyens matériels et logistiques à disposition de ce panel de personnalités », qui décidera lui-même de son fonctionnement.
« Ce dialogue est urgent » et « plus que nécessaire », estime le président intérimaire. « Il devra […] se concentrer sur l’unique objectif stratégique que constitue l’organisation de l’élection. » Un scrutin qui « devrait se tenir à une date la plus rapprochée possible ».
La mise en place d’un « organe » ou d’une « autorité indépendante » chargée « d’organiser et de contrôler le processus électoral dans toutes ses étapes » sera donc « au centre des discussions ».