Quatre pays africains ont été ajoutés, le 13 février dernier, à la liste noire de l’Union européenne des pays à risque élevé en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

Il s’agit, notamment, du Nigeria, du Botswana, de la Libye et du Ghana. Ils ont été annoncés par la Commission de l’UE comme faisant partie des pays proposés pour compléter les 16 territoires déjà inscrits sur la liste noire de l’UE afin de les faire passer à 23.

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Nana Akufo-Addo, Président du Ghana

Ces pays ont été ciblés en raison des « lacunes stratégiques dans leurs régimes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ».

Pour situer l’opinion sur ce sujet, le ministère ghanéen des Finances a qualifié de regrettable la décision de la Commission de l’UE d’ajouter le Ghana à la liste de pays défaillants dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

D’après une note en date du 19 février 2019 rendue publique par le ministère des Finances, la détermination du Ghana à mettre en œuvre la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme a été reconnue par l’organisme de réglementation mondial, le Groupe d’Action Financière (GAFI).

En signe de désapprobation, la déclaration fait lire que « le Ghana regrette la décision de la Commission de l’UE du 13 février 2019 d’ajouter le Ghana à sa liste des pays présentant des carences stratégiques dans leur cadre de Lutte contre le blanchiment de capitaux et le Financement du terrorisme (LBC/FT) ».

En relevant des lacunes qui ont abouti à la décision prise par l’UE, le Ghana a relevé que : « Nous considérons que la méthodologie utilisée est imparfaite, car il n’y a pas eu de communication avec le Ghana concernant les lacunes à améliorer. Par conséquent, le Ghana n’a pas eu la possibilité de réagir ni le temps d’appliquer des mesures correctives, ce qui est la norme. Nous considérons donc que la décision est prématurée et appelons à son annulation ».

Des raisons de son rejet de la décision, le Ghana a estimé que son inclusion dans la liste noire ne reflète pas le régime actuel de LBC/FT au Ghana. Accra a trouvé la décision de regrettable et dit être disposée et prête à discuter avec la Commission du véritable statut du régime de LBC / FT du pays et des efforts entrepris en vue de corriger l’acte qui a été posé.