La pression internationale s’accroît chaque jour un peu plus sur Boris Johnson. Le premier ministre britannique s’est engagé dans un bras de fer diplomatique visant à revenir partiellement sur l’accord sur le Brexit, en particulier en ce qui concerne le protocole destiné à éviter le retour d’une frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord. Une décision jugée comme une infraction au droit international et potentiellement susceptible de réveiller la guerre fratricide en Irlande du Nord.
Alors que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a jugé “impossible de modifier unilatéralement” l’accord scellant le départ du Royaume-Uni de l’UE, le candidat démocrate à la présidence américaine, Joe Biden, a lui aussi mis en garde Boris Johnson contre toute action qui menacerait la paix en Irlande.
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« Nous ne pouvons permettre que l’Accord du Vendredi Saint qui a apporté la paix en Irlande du Nord devienne une victime du Brexit », a affirmé l’ancien vice-président de Barack Obama, né d’une famille catholique irlandaise. Et de conditionner tout futur accord commercial entre Londres et Washington au respect de cet accord ainsi qu’au non-retour d’une frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord.
Une position qui vient appuyer les pressions européennes, qui estiment que l’accord de sortie du Royaume-Uni était “le meilleur et le seul moyen d’assurer la paix sur l’île d’Irlande”. « Nous ne reviendrons jamais là-dessus », a rappelé Ursula von der Leyen aux eurodéputés.
