Carlos Ghosn et son épouse viennent de sortir un livre revenant sur les 14 mois de détention au Japon. En tournée médiatique, l’ancien PDG de Renault-Nissan a de nouveau évoqué cette expérience sur BFMTV. L’occasion pour lui d’attaquer les autorités japonaises et d’exprimer son “incompréhension”, son “choc” et son “désarroi”.
« Je n’ai jamais pu m’exprimer à l’extérieur quand j’étais en prison, je n’ai pas pu rencontrer de journalistes, on m’a bien fait comprendre que tenir une conférence de presse serait un défi », explique-t-il en duplex depuis le Liban, où il s’est réfugié après sa fuite.
« J’étais interdit de communication avec ma famille, tout passait directement par des avocats et c’était filtré. On m’a mis un peu un sac sur la tête, je ne pouvais rien voir, rien entendre », ajoute-t-il, refusant de revenir sur les conditions de son évasion. « Je ne souhaite pas, directement ou indirectement, mettre en difficulté les quelques rares personnes qui m’ont aidé », justifie-t-il. « Je sais à quel point la justice japonaise est tout à fait capable, à travers de phrases dites ici ou là, de reconstruire un scénario à leur guise et de se retourner contre un certain nombre de personnes ».
