Depuis des siècles, les oasis réussissent à faire verdir certaines zones du désert. Mais aujourd’hui elles sont menacées par les baisses de précipitation, comme l’explique, Patrice Burger, fondateur de l’Association du Centre d’actions et de réalisations internationales (Cari), et animateur du Réseau associatif de développement durable des oasis (Raddo) : « Le sort aujourd’hui qui est fait aux oasis est inquiétant, d’abord parce qu’elles sont très attaquées par le changement climatique ou le réchauffement, la baisse de l’eau.
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Les gouvernements ont oublié d’y mettre des hôpitaux, des systèmes éducatifs, etc. Donc, les forces vives sont parties dans les villes et il y a une partie des oasis aujourd’hui qui vivent sous perfusion. Elles ne sont pas encore perdues, mais il est temps très sérieusement qu’on s’en occupe ».
Dans certaines oasis de l’Adrar en Mauritanie, le désert envahit déjà les palmeraies, menaçant le mode de vie des populations sur place. Hamdi qui vit dans une de ces oasis en est victime. Trois fois par semaine, il doit faire couler l’eau entre ses cinquante palmiers et, chose rare en Mauritanie, ce n’est pas la sécheresse qui l’inquiète, mais l’avancée du sable : « Il y avait une palmeraie à cet endroit. Mais il ne reste plus que quelques feuilles qui dépassent du sable. Donc, le propriétaire a dû l’abandonner […] il y a déjà des familles qui sont parties à cause de l’avancée du désert. Nous, on va se battre jusqu’au bout.
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