En Afrique subsaharienne, le Togo est le pays qui a le plus connu d’avancée dans le classement Doing business 2019. De la 156ème place, le pays est passé à la 137ème place, gagnant ainsi 19 places à la satisfaction générale. Loin de se plonger dans une autosatisfaction, les autorités, quant à elles, sont déterminées à renforcer les acquis et à poursuivre les réformes pour davantage d’évolution dans le prochain classement.
« Sur la dizaine d’indicateurs de Doing business, le Togo en a ciblé six », a indiqué Sandra Johnson, Responsable de la Cellule chargée du climat des affaires, peu avant que le classement ne soit rendu public depuis les bureaux de la Banque mondiale à Washington ce mercredi 31 octobre 2018.
Donnant des détails sur chaque indicateur, elle cite, entre autres, la libéralisation du capital social pour la constitution d’une SARL, la possibilité de création d’entreprise sous seing privé, la suppression des droits d’enregistrement, la réduction des frais de publication des annonces légales, l’exonération de la taxe professionnelle unique, la numérisation des titres fonciers, l’adoption d’un nouveau code foncier, … La liste est longue. Et tout ceci avec des résultats concrets.
Et c’est le représentant de la Chambre des architectes qui témoigne le mieux : « grâce à ces réformes, le travail des architectes est beaucoup facilité. Les coûts ont totalement diminué et les délais très réduits ». L’ordre des notaires n’est pas du reste.
Chacun des responsables des 773 nouvelles entreprises créées à la date du 30 septembre 2018 pourra également témoigner n’avoir pas dépensé plus de 26.400 pour la création de l’entreprise dans un délai maximum de 24h au moment où ce délai est de sept (07) jours en Côte d’Ivoire.
« Le Togo, avec six réformes à son actif, a facilité l’enregistrement des entreprises, en réduisant le minimum de capital requis, et l’exécution des contrats grâce à l’adoption d’une nouvelle loi sur la médiation », confirme le communiqué de presse de la Banque mondiale.
