Agacé par ses adversaires, Emmanuel Macron a jugé bon de leur répondre directement. L’exécutif est mis en cause pour la lenteur observée lors du début de la campagne de vaccination. La droite comme la gauche ont dénoncé une mauvaise stratégie, et ont rappelé que la France était à la traîne comparée aux autres pays européens.
«On peut toujours faire mieux, mais on ne compare pas au bout de deux jours ce qui va durer plusieurs mois», a souligné Emmanuel Macron devant quelques journalistes dont l’AFP et BFM TV, lors d’un déplacement mardi 12 janvier à Vernon (Eure).
«On a une administration qui a été au rendez-vous»
«Ceux qui me disent ‘Ça ne va pas assez vite’ aujourd’hui sont ceux qui disent ‘Ça va trop vite’ en décembre», a raillé le président. Avant d’attaquer : «Nous sommes responsables, et ça prend plus de temps qu’un tweet». Le chef de l’État a également répondu à ceux qui voient dans cette lenteur une nouvelle limite de la bureaucratie à la française. «L’administration est dirigée par des ministres, contrôlée par le Parlement. Elle fait ce qu’on lui demande. On a une administration qui a été au rendez-vous», a-t-il défendu.
