Déjà trois mois que le conflit dans le Tigré a démarré, en Éthiopie. Ce mercredi 4 février, la situation dans la province était à l’ordre du jour du Conseil de sécurité de l’ONU, et c’est la troisième fois depuis le début des opérations militaires.
Il était convenu que ce nouvel échange à huis clos ne donnerait lieu ni à une résolution, ni à une déclaration publique. Selon les pays africains, ce serait contre-productif. Toutefois, Mark Lowcock, le directeur de l’agence humanitaire de l’ONU, a résolu d’informer les pays membres sur la dégradation de la situation.
Ceci dit, des sources diplomatiques ont déclaré qu’au moins le besoin d’allègement des souffrances des populations démunies avait recueilli l’unanimité. « Ce dont nous avons besoin, c’est de pouvoir simplement y entrer de manière libre sans avoir à négocier pour chaque camion, pour chaque paquet », a souligné Stéphane Dujarric, le porte parole du Secrétaire général de l’ONU.