La chanteuse guadeloupéenne Florence Naprix a décidé de faire le pas pour aider les victimes de violences sexuelles à libérer la parole sur ce « tabou ». Dans une série de podcasts lancés il y a deux semaines et intitulés « [Re]belle est la bête », la jeune femme, sans langue de bois, raconte ce traumatisme qu’elle-même a vécu et a enfoui durant de longues années derrière son sourire, signe de bonne humeur.
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« J’y raconte qu’à l’âge de 11-12 ans, j’ai été abusée sexuellement par des animateurs d’un centre de vacances », indique l’artiste auteure, compositeure, interprète, connue surtout pour son répertoire, ses chansons et ses prestations scéniques.
« [Re]belle est la bête » a pour vocation « à interroger et déconstruire nos imaginaires concernant les rapports entre les femmes et les hommes ».
Le confinement, période durant laquelle les violences conjugales ont explosé, a été l’élément déclencheur pour l’artiste. « C’est à ce moment que je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose. Parce que j’ai des choses à dire sur ce sujet-là et je ne savais pas quoi en faire. Chanter, c’est super. Mais chanter, ça cache les choses » explique Florence Naprix.
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