Ghana/Gros scandale : 827 millions de dollars de recettes pétrolières volatilisées

Au Ghana, le sujet ne cesse de faire la une de plusieurs médias. Au sein de l’opinion publique, c’est des interrogations depuis l’annonce des chiffres sur les recettes pétrolières. 

En effet, le ministère des Finances a publié un rapport dans lequel on retrouve les chiffres cumulatifs de la production pétrolière de 2011 à 2017. Au total, le document officiel indique que sur la période, 239 738 762 de barils de pétrole ont été produits dans le pays. 

Mais force est de constater que ces chiffres, publiés par le ministère des Finances, ne correspondent pas à ceux du Comité sur l’intérêt public et la responsabilité du pays. Car, contrairement aux chiffres du ministère des Finances, le Comité sur l’intérêt public et la responsabilité (PIAC), l’un des régulateurs du secteur, avait déjà publié le 8 août 2018, un rapport chiffrant la production totale sur cette période à 253 085 873 de barils, soit un gap de 13 347 111 millions de barils de pétrole. Ces 13 millions de barils équivalent selon une récente mise à jour du régulateur à 827 millions de dollars. Un montant dont il n’existe aucune trace actuellement, déplore le Comité.

Depuis lors, le sujet est sur les lèvres des Ghanéens qui veulent que la lumière soit faite sur cette affaire. 

Par ailleurs, le document du régulateur montre que les 253 millions de barils ont normalement généré 20,2 milliards de dollars, mais les autorités disent que seulement 4 milliards de dollars sont entrés dans les caisses publiques, y compris l’impôt sur les sociétés. Les 4 milliards de dollars constituent 19,86 % du total, tandis que les compagnies pétrolières étrangères ont engrangé un montant de 16,2 milliards, soit 80,14 %.

Depuis lors, le sujet est sur les lèvres des Ghanéens qui veulent que la lumière soit faite sur cette affaire. Ils détaillent également les impôts sur les sociétés, payés jusqu’à présent par les compagnies pétrolières étrangères. Sans plus de détails.

Pour finir, le PIAC regrette que très peu d’informations soient disponibles sur le gaz naturel. Ces informations sont d’après lui, si rares qu’on ne peut pas estimer ce que le pays a réellement tiré de ses ressources gazières.

En 2017, l’Institut de gouvernance des ressources naturelles a mesuré la gestion de ces secteurs dans 81 pays qui produisent 82% de l’offre mondiale de pétrole, 78% de celle de gaz et 72% de cuivre. Dans un rapport, l’Institut a classé le Ghana comme le pays qui gère le mieux ses ressources pétro-gazières.

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