La crise de gouvernance qui secoue la FIFA depuis plusieurs semaines vient de franchir un nouveau cap. Réuni ce jeudi, le Conseil de la CONMEBOL a salué le retrait par la FIFA de son projet controversé, la « FIFA Forward......
La crise de gouvernance qui secoue la FIFA depuis plusieurs semaines vient de franchir un nouveau cap. Réuni ce jeudi, le Conseil de la CONMEBOL a salué le retrait par la FIFA de son projet controversé, la « FIFA Forward Enterprise », tout en adressant un message à peine voilé au président Gianni Infantino.
Dans un communiqué à la tonalité ferme, la confédération sud-américaine exprime « à l’unanimité » sa préoccupation face aux « actions unilatérales répétées » prises sans dialogue ni recours aux mécanismes institutionnels prévus par les statuts de la FIFA. Le texte rappelle que la réforme engagée il y a plus de dix ans visait justement à garantir transparence et bonne gouvernance au sein de l’instance mondiale du football.
Ce projet, dévoilé fin juillet, prévoyait la création d’une filiale commerciale chargée de gérer les droits de la Coupe du Monde et de la Coupe du Monde des clubs, avec l’entrée d’investisseurs privés à hauteur de plusieurs milliards de dollars. L’initiative avait provoqué un vaste mouvement de contestation : l’UEFA avait menacé de boycotter les compétitions FIFA, tandis que la CONCACAF et l’AFC avaient également rejeté le plan. Face à cette fronde inédite, Infantino a fini par retirer sa proposition.
Mais pour la CONMEBOL, le mal est fait. La confédération insiste sur le fait que « le football appartient à tout le monde » et que son avenir doit reposer sur le respect des institutions et des procédures démocratiques représentant les 211 associations membres. Elle annonce qu’elle n’accompagnera « aucune action » s’écartant de ces mécanismes.
Cette sortie intervient à un moment charnière : la date limite de dépôt des candidatures à la présidence de la FIFA est fixée au 18 novembre 2026, avant l’élection par le Congrès du futur dirigeant, qui aura notamment la charge d’organiser la Coupe du Monde du Centenaire en 2030. De quoi alimenter les spéculations sur l’avenir politique de Gianni Infantino, de plus en plus isolé au sein de la famille du football.