Les faits se sont déroulés en 2003 lorsqu’une interview programmée entre Dominique Strauss-Kahn, alors député du Val-d’Oise, et Tristane Banon, journaliste et romancière, s’est transformée en drame judiciaire. Dès 2006, la jeune femme a relaté une agression sexuelle, qu’elle a qualifié de viol. Au départ, elle n’a pas dévoilé l’identité de l’homme qu’elle accusait et c’est en 2011 qu’elle a nommé, avec clarté, l’homme politique. Ce mercredi 11 mai, elle était l’invitée du plateau de Quotidien.
« Loin de moi l’envie de défendre cet homme, je veux le voir souffrir dans les flammes de l’enfer », a-t-elle affirmé. Mais que s’est-il passé ? Un extrait du documentaire retraçant cette affaire et diffusé ce jour, a été montré et, dans celui-ci, c’est Gilles Bouleau qui s’exprime et fait un petit mea culpa. « Ça permet de voir la rencontre entre deux modes qui étaient extrêmes et injustes », a d’abord expliqué Tristane Banon. « Les Etats-Unis mettent à mal la présomption d’innocence. Il dit qu’ils n’utilisent aucun conditionnel et font des Une en accusant DSK », poursuit-elle.
Sur le plateau de Quotidien, Tristane Banon rappelle l’importance de la présomption d’innocence. « Néanmoins à ce moment-là, il est encore présumé innocent et est traité comme un coupable », poursuit-elle avant d’évoquer le cas de la France. « A l’inverse, on le défend partout », déplore-t-elle. « La présomption d’innocence est transformée en présomption de culpabilité contre la victime », indique Tristane Banon avant de rappeler qu’elle a été « accusée de tous les maux. On a fait des enquêtes sur moi, on m’a fait passer pour une folle, pour une droguée, une alcoolique, une femme instable ».
