D’Amadou Toumani Touré à Joseph Kabila, en passant par Blaise Compaoré, José Eduardo dos Santos, Abdoulaye Wade et Olusegun Obasanjo, JA a voulu savoir ce qu’étaient devenus ces présidents emblématiques, une fois libérés de leurs responsabilités. Une série déclinée en six épisodes.
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Le pouvoir, dit-on, est comme une drogue : quand on y a goûté, il est terriblement dur de s’en passer. Les six anciens chefs d’État dont nous évoquons la retraite forcée ont pourtant dû entamer, bon gré mal gré, une cure de sevrage. Les uns chassés par la rue, les autres congédiés via les urnes ou au terme de tractations avec leur successeur qui se sont parfois avérées un marché de dupes, ces « dinosaures » de la vie politique africaine ont dû s’inventer une vie après le pouvoir.
Le Malien Amadou Toumani Touré ou le Burkinabè Blaise Compaoré rongent leur frein en exil, observant le silence depuis leur congédiement brutal. L’Angolais Eduardo dos Santos, dont la progéniture se retrouve au cœur d’affaires judiciaires retentissantes, orchestrées par son successeur, médite sur le fait qu’on n’est jamais mieux trahi que par ses proches. Le Sénégalais Abdoulaye Wade, tel un boxeur qui se relève avant le KO, a préféré retourner à l’opposition plutôt que de couler une retraite pourtant méritée.
