“Le président et directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, qui avait sévèrement critiqué son prédécesseur, Carlos Ghosn, pour sa rémunération douteuse, se retrouve aujourd’hui dans le collimateur pour la même raison”, relève l’Asahi Shimbun ce jeudi 5 septembre.
Une enquête interne a révélé que plusieurs dirigeants actuels ou passés du constructeur automobile ont bénéficié de manière abusive de droits à la plus-value des actions (stock appreciation rights), un système de primes versées en fonction de l’appréciation du cours de l’action Nissan en Bourse sur une période déterminée. La date à laquelle ils devaient exercer cette option a été repoussée pour correspondre à un jour où l’action valait plus cher, offrant donc une plus-value plus importante.
“Hiroto Saikawa a reconnu avoir perçu indûment 47 millions de yens [401 000 euros]” en 2013, une somme qu’il a promis de rembourser, ajoute la Nikkei Asian Review. Il a par ailleurs rejeté sur Carlos Ghosn et sur celui qui fut son bras droit, Greg Kelly, la responsabilité de la mise en œuvre de ce système de bonus, affirmant que, pour sa part, il était persuadé que les “procédures appropriées” avaient été respectées.
Les résultats de l’enquête devraient être présentés au conseil d’administration, lundi 9 septembre.
