Après plus de deux ans de procès, les avocats de Laurent Gbagbo estiment que le procureur de la CPI n’est pas en mesure de prouver les accusations de crimes contre l’humanité pour lesquelles il est incarcéré à La Haye depuis sept ans.
Laurent Gbagbo est le premier ex-chef d’État à être remis à la CPI. Il est accusé de crimes contre l’humanité présumés commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011.
Les avocats de M. Gbagbo vont demander lundi « un non-lieu total », un « jugement d’acquittement pour toutes les charges et pour tous les modes de responsabilité ». Ils vont aussi réclamer la « libération immédiate » de leur client.
Les violences en Côte d’Ivoire ont fait plus de 3.000 morts en cinq mois, entre décembre 2010 et avril 2011, durant une crise née d’un contentieux électoral.
Laurent Gbagbo était accusé de refuser de quitter le pouvoir au profit d’Alassane Ouattara, déclaré vainqueur de la présidentielle par la commission électorale.
Cette crise, émaillée d’exactions perpétrées par les deux camps, a paralysé pendant plusieurs mois le pays, premier producteur mondial de cacao et moteur économique de l’Afrique de l’Ouest.
