Alexandre Benalla a été placé en garde à vue, jeudi 17 janvier au matin, dans l’enquête sur l’utilisation de ses passeports diplomatiques après son licenciement de l’Elysée cet été, a fait savoir le parquet de Paris.
Cette enquête, ouverte le 29 décembre, notamment pour « abus de confiance », « usage sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle » et « exercice d’une activité dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique », a, par ailleurs, été étendue mercredi aux infractions de « faux », « usage de faux » et « obtention indue d’un document administratif » après un signalement de la présidence de la République, a précisé le parquet.
L’ancien collaborateur du président Emmanuel Macron a déjà été à l’origine d’une tempête politique cet été, après avoir été identifié sur des vidéos en train d’interpeller violemment des manifestants à Paris le 1er mai, alors qu’il était présent aux côtés des forces de l’ordre en qualité d’« observateur ». Pour ces faits, il a été mis en examen à deux reprises.
Soupçons de falsification
L’affaire Benalla avait rebondi en décembre, après les révélations de Mediapart et du Monde selon lesquelles l’ancien collaborateur de l’Elysée disposait toujours de passeports diplomatiques malgré son licenciement et qu’il effectuait des voyages d’affaires auprès de dirigeants africains. Ces informations ont conduit à l’ouverture d’une nouvelle enquête préliminaire fin décembre, et à la reprise des travaux de la commission du Sénat enquêtant sur cette affaire depuis juillet.
