La police malienne a récemment tiré des griffes d’organisations criminelles au Mali plus de 60 victimes de trafic humain, dont des enfants, livrées à l’exploitation sexuelle et au travail forcé, a annoncé Interpol vendredi.

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Quatre trafiquants ont été arrêtés au cours de descentes menées par la police malienne contre des hauts lieux du trafic, a dit l’organisation internationale de police criminelle, qui a coordonné l’opération menée début octobre. Les 64 victimes, pour la plupart des femmes et des jeunes filles venaient du Burkina Faso, de Guinée, du Nigeria et du Mali même. De premiers éléments laissent penser qu’elles avaient été exploitées dans d’autres pays avant d’être acheminées au Mali par des réseaux criminels opérant à travers la région et connectés les uns aux autres, a ajouté Interpol dans un communiqué.

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Les victimes étaient soumises à la contrainte dans des bars, des maisons ou des sites miniers. Parmi elles se trouvaient aussi trois jeunes garçons d’une école coranique clandestine, forcés de s’adonner à la mendicité. «Le Mali sert de pays de transit majeur à ceux qui pratiquent le trafic humain et qui visent les membres les plus vulnérables de la société», dit le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock, cité dans le communiqué. L’opération Horonya (Liberté en bambara, l’une des langues du Mali) met en lumière le caractère «transnational» du problème, souligne-t-il.

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Alors même que l’opération était en cours, le gouvernement malien a adopté un décret portant création d’une unité de police dédiée à la lutte contre le trafic humain et le commerce clandestin de migrants, précise Interpol.

Avec Le Figaro