Mali : la junte militaire dissoute 5 mois après le coup d’État

Cinq mois après le coup d’Etat dont a été victime le président malien Ibrahim Boubacar Keïta,  la junte militaire a été dissoute, comme le réclamait notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

«Le Comité national pour le Salut du peuple (CNSP) est dissous», indique un décret daté du 18 janvier, signé notamment par le président de transition Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane, dont l’AFP a obtenu mardi une copie auprès d’une source proche des militaires.

Un petit groupe des colonels a renversé le 18 août le président Keïta après des mois de contestation dans le pays, en pleine tourmente sécuritaire et politique depuis des années, et annoncé  la création de ce comité pour diriger le pays.

Sous la pression de la Cédéao, ils ont mis en place des organes de transition –présidence, Premier ministre et gouvernement, organe législatif– et se sont engagés à rendre sous 18 mois le pouvoir à des dirigeants civils issus d’élections, sans pour autant annoncer la dissolution du CNSP.

L’emprise que les militaires exercent sur la transition ainsi que l’ampleur de la tâche suscitent des interrogations sur le respect de cette échéance.

Une mission de haut niveau de la Cédéao envoyée au Mali a dit le 12 janvier ne pas avoir à ce stade de raison de douter du respect de ce délai, mais elle a une nouvelle fois réclamé que le CNSP soit «formellement dissous».
Une centaine de djihadistes éliminés

Une centaine de djihadistes ont été tués et une vingtaine d’autres capturés lors d’opération militaire franco-malienne menée en janvier dans le centre du Mali, a annoncé mardi soir l’armée malienne.

«Une centaine de terroristes neutralisés, une vingtaine capturés et plusieurs motos et matériels de guerre saisis» durant l’opération «Eclipse» menée du 2 au 20 janvier par l’armée malienne et la force française Barkhane, a précisé l’armée malienne sur son site internet, confirmant des informations antérieures de source proche du dossier.

«Cette opération avait pour but de bouter l’ennemi hors de ses zones de refuge», selon le communiqué. Elle s’inscrit dans une séquence «très ambitieuse qui a duré presque deux mois», a souligné le colonel français Jean Baptiste, commandant du Groupement tactique de Désert 1 (Lamy) de l’opération Barkhane, cité dans le communiqué de l’armée malienne.

Avec Le Figaro

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