La reine Elisabeth II ne régnait pas que sur le Royaume-Uni : avec son décès, les quinze pays qui composent les royaumes du Commonwealth, perdent leur souveraine. Parmi eux, l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Jamaïque, les Bahamas, Antigua-et-Barbuda, Belize, la Grenade, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les Îles Salomon, les Tuvalu, et bien évidemment le Royaume-Uni.
Tous reconnaissent la Couronne britannique comme monarque et chef d’État. Mais il s’agit avant tout d’un rôle symbolique, incarnant l’union des États membres. Dans l’effet, le chef des Royaumes du Commonwealth n’a pas de pouvoir effectif. Au-delà des frontières de ce Royaume, la reine Elisabeth II était également à la tête du Commonwealth, l’alliance des anciens territoires colonisés par l’Empire britannique, regroupant aujourd’hui cinquante-six États.
Qu’est-ce que le Commonwealth ?
Durant la période de décolonisation britannique, les anciennes colonies et protectorats prennent la décision de former une nouvelle union et font allégeance à la couronne. Huit pays fondateurs (L’Australie, le Canada, l’Inde, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, l’Afrique du Sud, le Sri Lanka ainsi que le Royaume-Uni) se réunissent en 1949 dans le cadre de la Déclaration de Londres, qui officialise cette coopération.
Cinquante-six États membres font aujourd’hui partie du Commonwealth. Ils n’ont pas d’obligation les uns envers les autres, mais adhèrent à une charte sur leurs valeurs communes : le respect des droits démocratiques et humains, la valorisation de la non-discrimination, l’application de la séparation des pouvoirs, etc. L’anglais est la langue officielle de l’union. En Europe, Chypre et Malte en sont membres.
