Dans des messages diffusés sur les réseaux sociaux, plusieurs Camerounais de la diaspora dont ceux de la Brigade Anti Sardinards (BAS) ont décidé de boycotter la présentation des produits de Murielle Blanche à Bruxelles. Ces activistes de la diaspora accusent leurs stars comme Nathalie Koah et Murielle Blanche d’être silencieuses face aux tueries dans le Noso, pendant qu’elles s’occupent tranquillement de leurs affaires.
En effet, le mouvement de la diaspora camerounaise s’oppose à la rencontre littéraire prévue par Nathalie Koah le 27 novembre prochain à Paris. Il est reproché à l’auteure du livre « Renaître », son silence face aux crimes commis dans les régions anglophones du Cameroun depuis bientôt 5 ans.
À Murielle Blanche, la Brigade Anti-Sardinards reproche pratiquement la même chose qu’à Nathalie Koah et au bloggeur Steve Fah.
Ci-dessous, le direct de Sandy Boston à propos de l’affaire
BOYCOTT DU MEET AND GREET DE NATHALIE KOAH : comment peut-on RENAÎTRE à Paris alors que le sang coule et les gens meurent dans son pays sans qu’on a un jour compati ? RENAÎTRE, un bien beau mot. On aimerait bien que ces enfants tués à Ekondo Titi aujourd’hui RENAISSENT. On souhaiterait que les enfants tués à Kumba l’an dernier RENAISSENT.
On voudrait que les fillettes assassinées à Buea et à Bamenda ces derniers mois RENAISSENT. Mais il est impossible pour eux de RENAÎTRE quand on a affaire à une dictature d’un côté et a ses petites têtes complices d’un autre. Ces petites têtes complices sont tous ces blogueurs, influenceurs, Tik Tokeur, Comédiens, Musiciens, Chanteurs, Écrivains etc… qui vivent paisiblement leurs vies et profitent du régime en place quand celles de leurs frères, leurs fans sont chaque jour menacées et en danger et que d’autres Camerounais croupissent dans la galère.
Bien pire, ces gens sont payés pour distraire la jeunesse, pour l’endormir, l’éloigner des vrais problèmes du pays et aussi pour les pervertir et les corrompre. C’est le cas de l’auteur de ce livre, qui n’apporte rien à la jeunesse, qui profite du régime, mène une vie de rêve avec l’argent provenant des caisses de l’État.
