Après le massacre de Christchurch, la Nouvelle-Zélande poursuit son introspection. La première ministre, Jacinda Ardern, a ordonné, lundi 25 mars, une enquête nationale officielle sur les attaques contre les mosquées de Christchurch afin d’établir si la police et les services de renseignement auraient pu empêcher le carnage.
Cette Commission royale, soit l’enquête judiciaire aux pouvoirs les plus étendus de Nouvelle-Zélande, doit déterminer comment un seul tueur a pu abattre 50 personnes, a-t-elle déclaré. « Il est important que rien ne soit laissé au hasard pour déterminer comment cet acte de terrorisme s’est produit et comment nous aurions pu l’empêcher. »
Une enquête qui se veut exhaustive
Les services de renseignement et de police se sont retrouvés au centre de critiques après l’attaque, certains leur reprochant de s’être trop focalisés sur les menaces islamistes. Les victimes à Christchurch étaient toutes musulmanes, et le tueur est un suprémaciste blanc convaincu que les musulmans « envahissent »les pays occidentaux.
