Pour beaucoup, le sentiment d’incrédulité persiste depuis l’annonce solennelle, le jeudi 8 septembre dernier de l’annonce de la mort de la reine Elizabeth II. En fin de matinée les médecins royaux d’ordinaire peu enclins à s’exprimer sur la santé de la monarque avaient révélé que cette dernière était dans un état jugé « préoccupant ».
Quelques heures plus tard à peine, un journaliste de la BBC vêtu et cravaté de noir, comme l’exige le protocole, annonçait le décès de la monarque à Balmoral. Après un voyage jusqu’à Edimbourg et la cathédrale Saint Giles où ses quatre enfants ont encerclé son cercueil lors d’une bouleversante et historique veillée des princes, le corps d’Elizabeth II a été rapatrié à Londres. Après une bouleversante procession entre Buckingham et Westminster Hall, le cercueil plombé de la reine a fait une halte afin que les centaines de milliers de Britanniques qui souhaitaient le faire, puissent lui rendre hommage. Mais en ce 19 septembre l’heure des adieux a définitivement sonné. Les portes de Westminster Hall ont été refermées tandis que se profilent désormais des funérailles royales préparées depuis 60 ans par la monarque en personne.
Le Parisien de ce 19 septembre révèle de nombreux détails concernant cette cérémonie qui sera filmée et qui pourrait – c’est vertigineux – attirer près de 4,5 milliards de téléspectateurs. Pour l’occasion, le sol de l’abbaye de Westminster a été épousseté et couvert d’une épaisse moquette longue de 1500 m2. Si le secret est gardé sur la tenue choisie pour l’enterrement d’Elizabeth II, on sait toutefois que la monarque avait émis le souhait de partir avec une paire de boucles d’oreilles et son alliance.
