Au lendemain du fort rebond consécutif au « lundi noir », les prix du pétrole repartent à la baisse mercredi, les Émirats ayant à leur tour annoncé qu’ils allaient également ouvrir leur robinet, quelques heures après le même type d’annonce de la part du géant pétrolier Saudi Aramco. La guerre des prix s’intensifie sur le marché de l’or noir.
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Les robinets sont grand ouverts. Après Riyad (deux fois en deux jours) et Moscou, c’est au tour d’Abou Dhabi de se dire prêt à augmenter leur production de pétrole de plus d’un million de baril par jour (bpj). « Conformément à notre stratégie de croissance de la capacité de production (…), nous sommes en mesure d’approvisionner le marché avec 4 millions de barils par jour (bpj) en avril » a ainsi indiqué la compagnie nationale (Adnoc pour « Abu Dhabi National Oil Company ») dans la matinée. « Nous allons par ailleurs accélérer notre objectif de capacité [de production] à 5 millions bpj », a précisé l’entreprise publique des Émirats Arabes-Unis, pays membre de l’Opep, qui produit jusque-là environ 3 millions de bpj.
La position de Ryad et d’Abou Dhabi, deux alliés importants au sein de l’Opep, s’inscrit dans le cadre d’un bras de fer avec Moscou. Le président russe Vladimir Poutine s’est déclaré « certain » que l’économie russe sortirait « renforcée » de la guerre des prix du pétrole en cours avec les pays du Moyen-Orient, qui a provoqué une chute massive des prix du brut lundi (la plus importante depuis le début de la guerre du Golfe en 1990-1991). « Il y a toutes les chances pour que les secteurs clés de la production (russe) sortent de cette situation beaucoup plus forts », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une réunion avec des investisseurs, ajoutant qu’il était « certain » que la Russie « traversera cette période turbulente avec calme et dignité ». Dans cette guerre ouverte, l’Opep sabre sa prévision de croissance de la demande.
