Il n’y a pas de primaires à l’échelle nationale aux États-Unis. En revanche, il existe une date phare sur le calendrier présidentiel américain qui y ressemble : le « Super Tuesday ». Comment cela fonctionne-t-il, et pourquoi est-il si important pour les Américains ?
https://l-frii.com/primaire-democrate-sanders-double-biden-et-bloomberg-decolle-dans-les-sondages-avant-le-new-hampshire/
Le marathon des primaires du Parti démocrate entre ce mardi 3 mars dans une nouvelle phase avec le « Super Tuesday ». 14 États, dont la Californie et le Texas, vont désigner à cette occasion leurs délégués en vue de la convention démocrate de Milwaukee, où sera investi mi-juillet l’adversaire de Donald Trump à l’élection présidentielle du 3 novembre prochain.
Après le coup d’envoi de la saison électorale État par État, avec les caucus de l’Iowa, suivi des primaires du New Hampshire, le « Super Tuesday » représente la première grande séquence d’une présidentielle.
Ce jour clé puise son origine dans la volonté des démocrates de donner plus de poids aux états du Sud, après la défaite retentissante d’un candidat du Midwest, Walter Mondale, face à Ronald Reagan, en 1984. C’est grâce à cette stratégie axée sur le « Super Tuesday » que Bill Clinton, sudiste de l’état de l’Arkansas, l’a emporté en 1992. Presque 30 ans plus tard, le « Super Tuesday » n’est plus limité à une seule région, mais à une large palette d’états géographiquement et démographiquement différents.
