Sur France Inter, le nouveau président de Renault a estimé que l’affaire Ghosn appartenait au passé. Le groupe est tourné vers l’avenir et se cherche un nouveau directeur général, qui ne sera pas forcément Français.
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Après avoir limogé Thierry Bolloré, Jean-Dominique Senard, nommé président de Renault en début d’année, est en quête d’un nouveau directeur général pour le Losange. Lors d’une interview sur France Inter, il a confirmé que celui-ci ne sera pas forcément Français : « Tout est ouvert, il n’y a aucune espèce de restriction quant à la nationalité de la personne ». Il a reconnu avoir des noms en tête, sans les donner bien sûr.
Le sujet Ghosn a été évoqué. Et Jean-Dominique Senard a été clair : « L’affaire Ghosn, c’est le passé. L’entreprise a besoin d’autre chose et d’ailleurs depuis plusieurs mois nous sommes tous ensemble à réfléchir à l’avenir. […] La page se tourne, nous sommes devant un autre monde, un autre dynamisme, l’Alliance a besoin de force ». Et le président a ajouté : « Franchement, les équipes n’en peuvent plus, elles veulent regarder vers devant ».
Jean-Dominique Senard n’a pas parlé de Thierry Bolloré directement. Mais on a senti passer quelques tacles sur la précédente gestion de Renault. Il a notamment déclaré : « Les nouvelles équipes qui vont se mettre en place, en particulier chez Nissan, sont des équipes proches de l’Alliance, qui comprennent qu’on ne peut pas vivre seuls. Renault est une entreprise mondiale à racines françaises, et elle le restera, mais elle ne peut pas vivre seule et là l’Alliance a son rôle à jouer ».
