Le 17 avril 2011 démarrait la diffusion sur la chaîne américaine HBO de cette série inspirée de la saga littéraire de George R.R. Martin, « Game of Thrones« . Sans que personne n’ait prédit son triomphe planétaire, qui semble aujourd’hui impossible à reproduire. Parmi les explications les plus souvent évoquées : l’obsession de la série pour la nudité (surtout féminine) et le sexe, qui a créé la controverse et valu des accusations de sexisme aux créateurs de la série, dès le 1er épisode.
« Je pense qu’au tout début, ils se sont trompés de public. C’était quasiment du porno », se souvient Carolyne Larrington, professeure de littérature médiévale à l’Université d’Oxford et auteure de plusieurs ouvrages sur la série. Cependant, GoT est loin d’avoir établi des records, avec 82 scènes de nudité comptabilisées par le site spécialisé MrSkin.com, contre 236 pour la comédie dramatique « Shameless » et 137 pour les vampires de « True Blood ».
Autre élément incontournable de « GoT », un déferlement de violence (énucléation, torture, égorgement…), qui n’épargnait pas les héros. Leur taux de survie n’a cessé de chuter au fur et à mesure que les morts s’amoncelaient à l’écran (59 dans la saison 1 et … 3.523 dans la dernière saison, selon la plateforme de données Statista).
Mais là aussi, on peut trouver des séries bien plus violentes (comme « The Walking Dead ») et cela ne suffit pas à expliquer son succès dans la durée, avec une diffusion dans 207 pays et un épisode ultime suivi en direct par plus de 19 millions de téléspectateurs aux États-Unis. « Game of Trones » est même resté le programme le plus commenté en 2020, un an après sa fin, selon la société Parrot Analytics.
