Tanko Timati

Ouverte le 3 février, la campagne électorale pour le premier tour du scrutin présidentiel du 24 février donne lieu à une escalade de violences avec plusieurs victimes. En une semaine, une dizaine de personnes ont perdu la vie et une dizaine de blessés dénombrés.

Sénégal, Campagne électorale, l'escalade de violence
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Après la militante de l’Alliance pour la République (APR) décédée des suites d’un malaise à la permanence de l’APR à Saint-Louis, le chauffeur du Professeur Coumba Ndoffène Diouf, militant de Madické Niang a péri dans un accident à Fatick, ensuite le cortège d’idrissa Seck a fait un mort, un conducteur de moto Jakarta âgé de 35 ans mortellement fauché sur la route Koumpétoum-Tamba. Une autre militante de l’APR à Thilogne dans le Fouta, a été tuée, après avoir été percutée.

Six morts enregistrées en deux jours
Le plus lourd bilan des violences dans cette campagne électorale vient d’être enregistré cette semaine d’abord en Casamance, où quatre gendarmes assurant la sécurité du président de la République Macky Sall ont péri dans un accident à hauteur du village de Bounia Soukoutoto dans la commune de Sédhiou, ce 10 février, trois personne ont été tuées après les affrontements entre militants de la coalition Benno Book Yakaar et ceux de Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR).

Tous les camps s’accusent mutuellement dans cette spirale de violence née de cette campagne électorale, une situation qui n’est pas sans conséquence, le groupe Futurs Médias dont les journalistes ont été blessés à Tambacounda a décidé de ne plus couvrir les activités du Parti de l’Unité et du Rassemblent (PUR) qui a décidé d’arrêter temporairement sa campagne électorale.

Le procureur a été saisi suite aux tragiques événements qui se sont produits à Tambacounda. La société civile Sénégalaise, les organisations de défense des droits de l’homme s’indignent d’une telle réalité et appellent à une campagne électorale paisible pour un scrutin apaisé, libre et démocratique le 24 février prochain.