Suivant les conclusions d’un psychiatre, le fondateur de WikiLeaks ferait face à un risque de suicide « très élevé ». Julian Assange souffre selon lui d’hallucinations auditives.
Il se serait plaint d’entendre des voix et de la musique imaginaires en détention, présentant des pulsions suicidaires. C’est ce qu’a déclaré ce mardi 22 septembre, Michael Kopelman, un psychiatre l’ayant examiné lors d’une audience dans un tribunal de Londres se penchant sur une demande d’extradition américaine. Le psychiatre a mentionné la « dépression sévère » et les « symptômes psychotiques » de Julian Assange.
Les voix auraient pour propos, « tu es poussière, tu es mort, nous venons te chercher ». Les pulsions suicidaires de Julian Assange « proviennent de facteurs cliniques […] mais c’est l’imminence de l’extradition qui déclenchera la tentative », a déclaré le psychiatre, estimant que son état « se détériorera considérablement » s’il est extradé.
La compagne de Julian Assange, Stella Moris, a elle aussi exprimé ses craintes qu’il ne se suicide, laissant leurs deux jeunes fils sans père. « Les trois prochains jours seront très difficiles pour nous. Le tribunal va entendre les preuves médicales de l’état physique et mental de Julian et ses chances de survie s’il est extradé pour être confronté à 175 ans dans une prison américaine », s’est-elle exprimée dans un tweet. « S’il vous plaît, traitez Julian avec dignité et humanité. »
