Il en va de leur survie économique et ces femmes sont donc forcées d’accepter de subir une hystérectomie, c’est-à-dire une ablation de l’utérus, dans le but de pouvoir continuer de travailler sans contrainte, dans les champs de canne à sucre. Cela se passe dans la région de Beed, en Inde.
Approchées par une équipe de France 2, des Indiennes ont expliqué qu’elles souffraient de douleurs récurrentes au ventre, parfois très «violentes», provoquées en partie par des menstruations douloureuses. Durant ces périodes de souffrance, les coupeuses de canne à sucre ne peuvent pas aller au travail. Mais ces absences ont un prix. Le «mukadam», qui est l’homme chargé de leur recrutement et de vérifier leur productivité, a également été interrogé. Selon lui, les douleurs dont souffrent ces femmes, peuvent être soulagées par une intervention chirurgicale, qui est l’hystérectomie.
L’homme, employé par la plantation, a ainsi assumé recommander aux travailleuses de se faire retirer leur utérus, pour éviter d’avoir mal mais aussi pour diminuer le risque d’avoir un cancer, bien qu’il soit faible. À noter que c’est aux Indiennes de prendre en charge le coût de leur opération.
