Une bande de charlatan très bien organisée avec pour chacun un rôle bien défini a réussi à escroquer plus de 120 millions à un garde rapproché du président Macky Sall. Les mécréants ont fait hier face au juge du Tribunal correctionnel pour répondre des faits d’association de malfaiteurs, charlatanisme, escroquerie, a-t-on appris.
Selon Senenews, les faits remontent au mois de décembre 2015. A. Seck, un agent de la Brigade d’Intervention Polyvalente et garde rapproché du président Macky Sall a été victime d’envoutement suivi d’escroquerie à hauteur de 120 millions. A la barre, le jeune narre cet épisode difficile de sa vie au cours duquel il a pratiquement tout perdu.
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« J’ai connu le charlatan A. Baldé par le biais d’un collègue qui m’avait demandé un prêt de 500 mille FCFA. Quelques temps après, j’avais reçu l’appel de A. Baldé qui avait eu mon numéro en passant par mon ami. Il disait qu’il avait besoin de moi. Je lui ai donné mon adresse, vu qu’il connaissait mon collègue. A. Baldé est venu chez moi et c’est là qu’il m’a donné en commençant des conseils. Je ne savais pas encore l’objet de sa visite car il ne me disait rien de concret. En rentrant, je lui ai offert 5000 FCFA pour le transport. Il m’a remis une petite bouteille pour dit-il me protéger. Mais, au cours de cette nuit, j’ai été comme possédé parce que quelque chose m’a réveillé mes poils étaient hérissés et tiré dehors. On s’est battu et je ne l’ai pas vu. C’est là que j’ai fait mes ablutions et commencé à prier. La prière finie, je me suis rappelé de la bouteille que m’avait donné A. Baldé. Seulement dés que j’ai utilisé son « safara » pour me protéger, c’est là que j’ai perdu le contrôle de ma vie. Je me mettais à pleurer le lendemain à mon travail. Et mes collègues ne savaient rien de ce qui m’arrivait. A. Baldé contrôlait tout chez moi et j’avais peur de le désobéir. Je lui donnais tout ce qu’il me demandé ».
« Il envoyait Mamadou Diaw qui venait retirer l’argent. C’est par la suite qu’ils ont emmené Keba. Ainsi, celui-ci avait 6 doigts au lieu de 5 et ils disaient que c’était un kilifeu. Ils m’ont remis une bague et un pot de Gloria que j’avais mis dans un seau d’eau dans la chambre. Celui-ci était par la suite pourri. A. Balde a commencé à me gruger depuis décembre 2015. Il m’avait même demandé un jour d’acheter de l’encens qui coûtait 5 millions » a poursuit l’agent du BIP.
