Les obligations de Washington dans le cadre du traité Ciel ouvert ont pris fin ce 22 novembre, six mois après que les États-Unis ont annoncé leur retrait en accusant la Russie de violations, lesquelles ont été niées à plusieurs reprises par Moscou.
Cette décision a été regrettée par une dizaine de pays dont la France. La Russie l’a qualifiée d’«une autre étape du démantèlement de l’architecture de sécurité internationale», selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. En motivant leur retrait, les États-Unis ont accusé Moscou d’avoir violé le traité à plusieurs reprises, ce que La Russie a toujours nié. Washington était contre l’interdiction des survols à moins de dix kilomètres des frontières de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud (deux régions de Géorgie autoproclamées indépendantes depuis 1992), ainsi que contre celle de survoler Kaliningrad, enclave russe en Europe.
En réponse, la Russie a rappelé avoir reconnu la souveraineté de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud et respecter les stipulations du traité selon lesquelles les vols d’observation sont interdis à moins de 10 kilomètres des frontières d’un pays non signataire. Quant à l’interdiction de survoler la région de Kaliningrad, elle est symétrique à celle mise en place pour encadrer les vols au-dessus de l’Alaska, a expliqué Sergueï Lavrov pendant une conférence de presse en mai dernier.
La Russie a demandé à tous les signataires de confirmer que les données recueillies lors des vols de surveillance effectués au-dessus du territoire russe ne seraient pas transmises aux États-Unis. La France et l’Allemagne ont dit respecter cette condition.