Avec Internet.org, Facebook veut connecter les PVD

Avec Internet.org, Facebook veut connecter les pays en voie de développement

Le réseau social vient de créer Internet.org, une alliance de sociétés high-tech dont le but est de rendre l’accès internet plus facile et moins cher dans les pays en voie de développement.

Facebook veut faire le bien. La firme américaine vient de créer Internet.org, une alliance de sociétés high-tech dans le but de « connecter les 5 milliards de personnes qui n’ont toujours pas accès à Internet ». Baptisée Internet.org, elle regroupe à ce jour les équipementiers télécom Ericsson et Nokia, le fabricant Samsung, les fournisseurs de composants MediaTek et Qualcomm, ainsi que l’éditeur Opera Software. S’ils ne sont pas partenaires à part entière, les réseaux sociaux Twitter et LinkedIn vont aussi collaborer.

Concrètement, l’objectif de cette alliance sera d’élaborer des moyens pour rendre l’accès Internet globalement plus facile et moins cher. Par exemple en augmentant le rayon de couverture des antennes télécoms, en déployant des serveurs cache pour raccourcir les distances de requêtes,  en optimisant l’utilisation des fréquences radio, en utilisant des équipements moins énergivores, en compressant les données échangées par les applications,

en développant des modèles économiques adaptés, etc.

Marchés saturés

Le partenariat Internet.org est calqué sur un autre projet déjà mené par Facebook, Open Compute Project, lancé en avril 2011 et visant à démocratiser et améliorer les matériels utilisés dans les « data centers » (centres de données), tout en les rendant moins gourmands en énergie. Accueilli avec scepticisme au départ, ce projet a séduit petit à petit les géants de l’industrie de l’informatique.

Cette initiative intervient à un moment clé pour les groupes technologiques: les marchés matures sont saturés et ne présentent donc plus de potentiel de croissance important, alors que les zones pauvres comme l’Afrique, l’Amérique latine et certains pays d’Asie sont des réservoirs de nouveaux clients.

Facebook n’est pas le seul à lancer des initiatives humanitaires dans le domaine de l’accès Internet. En juin dernier, Google a présenté en juin le projet « Google Loon », où des ballons stratosphériques sont censés apporter un accès sans fil à l’internet à des régions mal desservies, en particulier dans les pays en voie de développement. Le géant du web a également, dans le cadre de son programme Free Zone, noué des partenariats avec des opérateurs télécoms pour proposer un accès gratuit à certains de ses services.

Bill Gates n’y croit pas

Mais pour le philanthrope Bill Gates, tous ces projets ne servent finalement à pas grand-chose. Selon lui, ils ne permettront pas de réduire la pauvreté dans les pays en voie de développement, ou d’améliorer les conditions sanitaires. « Si vous mourez de Malaria, je ne suis pas certain que ce ballon [de Google] vous aidera. Quand un enfant a la diarrhée, aucun site web ne pourra le soulager », explique-t-il dans un entretien de Bloomberg Businessweek.  

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