Togo : Faible engouement pour le CAP malgré le fort taux de chômage …

Contrairement aux autres examens, l’engouement pour l’examen national du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) est très faible au Togo. La phase pratique de cet examen a débuté le mardi 28 juin, mais est pratiquement passé inaperçue en raison du nombre.

En effet, on n’enregistre que 3 714 candidats sur toute l’étendue du territoire. Ces candidats sont composés en majorité d’hommes, car le nombre de filles n’est que de 171.

Cela s’explique par les spécialités dans lesquelles les candidats composeront qui sont entre autres, la maçonnerie, l’électricité, la menuiserie, la plomberie sanitaire, l’agropastorale ou encore la cuisine.

Au Togo, on rencontre de nombreux jeunes qui opèrent dans ces différentes spécialités sans le CAP. Certains menuisiers ou maçons par exemple ont acquis leurs techniques sans fréquenter.

Avec ce constat, on pourrait se demander si le CAP a encore une raison d’être. La réponse est oui, car ceux qui n’ont pas de diplôme pour prouver leur aptitude ne pourront pas postuler à un emploi ou être rémunéré comme il se doit. 

Ceux-ci sont généralement obligés de créer leur propre entreprise. Et pour trouver les fonds pour la création de leur entreprise, certains deviennent conducteurs de taxi-moto. Une fois embarqués dans cette aventure, la plupart oublient la raison principale de leur choix et s’adonnent carrément à leur nouveau métier.

Une forte participation au CAP pourrait être la solution pour diminuer le nombre de jeunes sans diplôme qui finissent souvent sans emploi et qui constituent un danger pour la société.

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