5 juges français vont aller auditionner Carlos Ghosn au Liban

La justice à ses trousses.

Un procès civil a été initié par le constructeur automobile Nissan au Japon, pour réclamer 10 milliards de yens (quelque 80 millions d’euros) de dommages-intérêts à son ancien grand patron, Carlos Ghosn. Celui-ci, absent car en fuite au Liban, n’était donc pas présent à l’ouverture du procès la semaine dernière. Mais Carlos Ghosn sera, selon les informations du Point, auditionné à Beyrouth à partir du 18 janvier 2021 par cinq magistrats instructeurs dans le cadre de procédures ouvertes en France.

Carlos Ghosn est poursuivi par la justice française pour corruption, abus de biens sociaux et trafic d’influence, rappelle Le Point. Trois juges du pôle financier enquêtent ainsi sur des dépenses de Renault-Nissan. Carlos Ghosn devra ainsi clarifier les prestations d’Alain Bauer, mandaté pour plusieurs missions, ainsi que le rôle de Rachida Dati qui aurait perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012. Il devra également revenir sur deux soirées organisées en grande pompe au château de Versailles en 2014 et en 2016.

Jugé sans être présent au Japon

Carlos Ghosn est donc ciblé sur deux fronts judiciaires. Rappelons qu’au Japon, il est accusé de diverses malversations financières. En février dernier, Nissan avait porté plainte contre Carlos Ghosn, afin de récupérer une « partie significative » des dommages causés selon le groupe par son ancien patron durant des années de « mauvaise conduite et d’activités frauduleuses ».

Cette procédure est destinée à « faire reconnaître la responsabilité de M. Ghosn pour le tort et les pertes financières subis par l’entreprise », a rappelé Nissan dans une déclaration. L’ex-patron avait fui fin 2019 au Liban pour échapper aux procédures pénales qui l’attendaient et clame son innocence sur toute la ligne depuis le début.

Avec Capital

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