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Real – Bayern : la victoire tactique de Carlo Ancelotti

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Le Real Madrid a pris une option sur la finale de Ligue des Champions. Hier, les Merengue ont pris le meilleur sur le tenant du titre bavarois, l’emportant 1-0 dans leur antre du Bernabéu. Un succès que l’on pourrait qualifier de tactique. Les Madrilènes n’ont en effet pas hésité à laisser le ballon à l’adversaire – le pourcentage de possession des Munichois flirtant avec les 80 % – pour lui opposer un bloc défensif solide et évoluer en contre. Une tactique dictée par l’expérimenté Ancelotti, qui a parfaitement fonctionné : les Espagnols ne se sont jamais désunis et se sont montrés courageux, tout en se procurant les meilleures occasions de la partie.

« Nous avons débuté de manière un peu timide. Les 15 premières minutes ont été difficiles mais ensuite je crois que l’équipe a mieux travaillé. Je crois que l’efficacité a été fantastique en première période parce que cette équipe est formidable en contre-attaque. Et je crois que nous avons fait un grand match défensivement. Nous savons comment souffrir et nous battre » a témoigné le technicien madrilène au sortir de la rencontre, fier de la prestation des siens, et de sa réussite tactique. Karim Benzema lui en octroyait d’ailleurs le mérite : « Le match s’est déroulé comme nous l’attendions. Nous savions que cela allait être très dur, et que le Bayern aurait la plupart du temps la possession du ballon. Mais nous, nous avons eu les occasions et c’est ce qui compte. Nous avons réalisé un match très tactique en suivant à la lettre les consignes du coach. »

Jamais défait au Bernabéu, Pep Guardiola a donc été battu sur ce coup-là, son Bayern ne parvenant à prendre à défaut un bloc solide. Le Catalan a reconnu la supériorité de son adversaire sur la rencontre, « Le Real a gagné parce qu’il a mieux joué, je le félicite. Le Real Madrid est une équipe de contre-attaque, la meilleure du monde. Ils nous ont attendus mais ils ont aussi des joueurs qui manient vite et bien le ballon vers l’avant comme Xabi Alonso, Isco ou Di Maria. Je connaissais les risques en venant ici. » Si Guardiola connaissait les risques, son homologue Ancelotti a visiblement mieux évalué ceux qui s’imposaient à lui. Et d’une première bataille tactique gagnée, le Real peut caresser son rêve de Décima.

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