Parfaite de Banamè, la ‘dieu autoproclamée’ a maille à partir avec la justice béninoise. Longtemps dénoncée par certains de ses compatriotes, Parfaite de Banamè est tombée dans la nasse de Gilbert Togbonon, procureur spécial près la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.


Depuis quelques jours en effet, celle qui défie tout le monde sur son passage, a invité ses fidèles à souscrire afin de bénéficier des prêts immobiliers. Lesquels prêts vont de 100 à 300 millions de francs.

Lire aussi : Burkina Faso : un bus de 60 places s’enflamme en cours de route

Informée, la police judiciaire a mis la puce à l’oreille du parquet spécial à toutes fins utiles. Le procureur Ulrich Gilbert Togbonon n’a pas tardé à publier un communiqué pour mettre en garde les auteurs et les complices d’un scénario à la Icc-services. C’était le 21 juin 2019. Malgré cet avertissement, la dame qui donnent des orientations politiques à la veille des scrutins n’a pas daigné arrêter l’hémorragie. Très attaché aux lois de la République, le procureur spécial a ordonné la mise sous scellé de ses avoirs en banque. C’était le 24 du même mois.

Le pire, c’est la déclaration du montant faramineux découverts sur les comptes en banque de la dieu. Selon la Cellule nationale de traitement des informations financières ( Centif ), la dirigeante de l’église de « Sovidji » serait détentrice de quatre milliards sur ses propres comptes en banque. Le procureur spécial, Gilbert Togbonon, entend aller au bout du dossier quel que soit le prix à payer.

Lire aussi : Otages du Bénin : le mystérieux appel téléphonique de Trump à Macron

L’église de Banamè ne s’en sortira pas sans conséquence s’il s’avérait que Parfaite s’est enrichie de façon illicite. A moins qu’elle arrive à justifier les sources vérifiables de ses avoirs, la Criet qui semble ne faire d’acception à personne, n’aura d’autres options que de la poursuivre.

Elle pourra être jetée en tôle pour blanchiment de capitaux, enrichissement illicite et exercice d’une activité de micro-finance sans autorisation préalable. Dans un film, si l’acteur principal meurt, tous les autres acteurs secondaires détallent. Cela risque d’arriver à Banamè. L’église qui tient tête à l’église catholique romaine pourrait fermer baraque en cas de condamnation par la justice.

Avec Beninweb TV