Affaire CPI / Gbagbo-Blé Goudé : le juge Henderson prend le contre-pied de Fatou Bensouda

Après l’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé ainsi que le dépôt de l’exposé écrit de la décision de la chambre préliminaire de première instance de la cour pénale internationale (CPI), Geoffrey Henderson (photo), l’un des juges de la juridiction, a donné son opinion sur le dossier en cours.

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Dans un document de plus de 800 pages, dont nos confrères ivoiriens de Koaci ont pu avoir accès, Henderson fait remarquer que le dossier du Procureur a été inondé de documents dont l’authenticité était douteuse, ainsi que de documents contenant des ouï-dire anonymes importants.

« Cette situation est inconfortable avec le critère traditionnel de l’absence de réponse, qui donne aux Chambres l’instruction d’examiner les éléments de preuve du Procureur à son plus haut niveau », précise le juge.

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Pour lui, face à la faiblesse de preuves qui ressort du dossier de Bensouda, il serait hautement artificiel de se fonder sur un document non authentifié ou sur un ouï-dire anonyme pour déterminer s’il y a matière à répondre en sachant pertinemment que la Chambre ne sera pas en mesure de donner une valeur probante à ces éléments de preuve lorsqu’elle les examinera à la fin du procès.

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« De plus, sous la rubrique ” rafraîchir ” la mémoire de leur témoin, le Procureur a fréquemment lu dans la transcription des extraits des déclarations extrajudiciaires précédentes des témoins. En l’absence d’un contexte ou d’une clarté appropriée, il n’est pas tout à fait clair si la mémoire du témoin a été rafraîchie ou si un témoin réticent a été confronté à une déclaration antérieure. Selon le contexte, il est difficile d’accorder beaucoup de poids à un tel ” témoignage ” et il gonflerait indûment sa valeur probante si nous devions maintenant accepter son contenu comme donné, car nous devons le prendre à son maximum », a fait savoir le juge Geoffrey Henderson.

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«  À mon avis, il n’est pas approprié de se fier sans réserve à des éléments de preuve non vérifiés pour déterminer si nous devrions ou non poursuivre ces procédures, avec tous les retards et les frais supplémentaires que cela comporte», a-t-il avancé dans son opinion.

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