Élisabeth Guigou, ancienne ministre de la Justice, a annoncé le mercredi 13 janvier qu’elle renonçait à présider la commission indépendante sur l’inceste, après avoir été citée parmi les proches d’Olivier Duhamel, accusé de viols incestueux par sa belle-fille Camille Kouchner.
« Le climat actuel ne me permet pas de conduire cette mission avec la sérénité nécessaire. J’ai donc pris la décision de passer le relais et de renoncer à présider cette commission », a-t-elle indiqué à l’Agence France-Presse, affirmant encore une fois qu’elle « a ignoré toutes ces années les faits gravissimes dénoncés par Camille Kouchner dans son livre ».
La commission sur l’Inceste et les violences sexuelles subies pendant l’enfance avait été mise en place il y a un mois. Ses travaux, destinés à mieux comprendre et agir contre ce fléau, devaient commencer dans quelques semaines. « J’ai accepté [de la présider], car ce sujet me tient à cœur », mais « depuis les révélations courageuses de Camille Kouchner, une partie des commentateurs a cru nécessaire de me lier à cette affaire dont je ne suis actrice ni de près ni de loin », justifie Élisabeth Guigou.
Un nouveau président bientôt nommé à la commission sur l’Inceste
Dans La Familia grande, la fille de l’ancien ministre Bernard Kouchner révèle que son frère jumeau a été victime d’inceste par son beau-père, le politologue Olivier Duhamel, lorsqu’il avait 14 ans. Ces révélations ont déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire pour « viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans ».
