Le ministre américain du Commerce Howard Lutnick a accepté de témoigner devant la commission parlementaire sur ses liens passés avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, a annoncé le mardi 3 mars 2026 son président.
« Le secrétaire Lutnick a accepté de manière proactive de comparaître volontairement devant la commission de la Chambre des représentants », a déclaré le républicain James Comer, ajoutant attendre « avec impatience son témoignage ».
Des élus américains appellent à la démission du ministre du Commerce.

Son nom apparaît dans les documents du dossier Epstein publié par le ministère américain de la Justice et il a reconnu mi-février avoir déjeuné en 2012 avec Epstein sur son île privée dans les Caraïbes, après avoir soutenu qu’il avait coupé les liens bien avant.
« J’ai déjeuné avec lui sur l’île, alors que je passais des vacances en famille sur un bateau. Ma femme était avec moi, ainsi que mes quatre enfants et leurs nounous », avait-il déclaré mi-février, ajoutant que la visite avait duré une heure.
Il s’était cependant défendu d’avoir « à peine vu cette personne (Epstein) en l’espace de 14 ans », en référence à une période débutant en 2005. A l’époque, selon Howard Lutnick, les deux financiers avaient emménagé dans le même quartier de New York.
La commission parlementaire a également déclaré mardi que son président James Comer avait envoyé des lettres à sept personnalités, dont Bill Gates, pour recueillir leurs témoignages.
Selon un brouillon d’email figurant parmi les documents publiés par le ministère de la Justice, Jeffrey Epstein assurait que le cofondateur de Microsoft entretenait des relations extraconjugales.
Dans ce message qui ne semble pas avoir été envoyé, Jeffrey Epstein se targuait notamment d’avoir aidé « Bill » à se procurer des médicaments pour « remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes ».
La Fondation Gates a démenti dans un communiqué aux médias « des accusations absolument absurdes provenant d’un menteur patenté ».
Plusieurs personnalités se sont retrouvées sous le feu des projecteurs pour s’être rendues sur « Epstein Island », dans les îles Vierges américaines, où des procureurs accusent Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019, d’avoir fait venir des mineures à des fins de trafic sexuel.
La simple mention du nom d’une personne dans les documents du dossier Epstein ne suppose pas a priori qu’elle ait commis des actes répréhensibles.