M. Navalny, opposant au régime au pouvoir, a inspiré, selon de nombreux observateurs, certaines des plus grandes manifestations de rue de l’ère Poutine. L’avocat a embarrassé à plusieurs reprises le président russe et ses proches alliés avec des rapports d’enquête sur la corruption, à maintes reprises publiées sur Internet. Le 17 janvier dernier, alors qu’il rentrait d’Allemagne, où il était allé se faire soigner après une tentative d’empoisonnement, celui qui est donné pour l’un des détracteurs les plus populaires de Poutine était arrêté.
Au début du mois, un tribunal russe invoquant une violation de probation, condamnait Alexei A. Navalny, à plus de deux ans de prison dans une lointaine colonie pénitentiaire. Une sentence contre laquelle le Conseil des ministres des affaires étrangères de l’UE a tenu, ce lundi, à matérialiser son désaccord en approuvant des sanctions à l’encontre de Moscou.
Des tensions diplomatiques en perspective
Le 03 février dernier, l’Union européenne s’est insurgée contre la décision des autorités russes de condamner M. Navalny et l’a jugée « inacceptable ». Selon les responsables européens, la décision était « politiquement motivée » et allait « à l’encontre des obligations internationales de la Russie en matière de droits de l’homme ». Pour la Cour européenne des Droits de l’homme, la condamnation de M. Navalny était tout simplement « arbitraire et manifestement déraisonnable ».
