Affaire Navalny : l’UE approuve des sanctions contre la Russie

M. Navalny, opposant au régime au pouvoir, a inspiré, selon de nombreux observateurs, certaines des plus grandes manifestations de rue de l’ère Poutine. L’avocat a embarrassé à plusieurs reprises le président russe et ses proches alliés avec des rapports d’enquête sur la corruption, à maintes reprises publiées sur Internet. Le 17 janvier dernier, alors qu’il rentrait d’Allemagne, où il était allé se faire soigner après une tentative d’empoisonnement, celui qui est donné pour l’un des détracteurs les plus populaires de Poutine était arrêté.

Au début du mois, un tribunal russe invoquant une violation de probation, condamnait Alexei A. Navalny, à plus de deux ans de prison dans une lointaine colonie pénitentiaire. Une sentence contre laquelle le Conseil des ministres des affaires étrangères de l’UE a tenu, ce lundi, à matérialiser son désaccord en approuvant des sanctions à l’encontre de Moscou.

Des tensions diplomatiques en perspective

Le 03 février dernier, l’Union européenne s’est insurgée contre la décision des autorités russes de condamner M. Navalny et l’a jugée « inacceptable ». Selon les responsables européens, la décision était « politiquement motivée » et allait « à l’encontre des obligations internationales de la Russie en matière de droits de l’homme ». Pour la Cour européenne des Droits de l’homme, la condamnation de M. Navalny était tout simplement « arbitraire et manifestement déraisonnable ».

En entrée de matière de la rencontre des chefs de diplomatie ce lundi 22 février 2021, Josep BorellHaut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, avait déjà indiqué que des sujets à l’ordre du jour, aborderaient des questions diplomatiques avec la Russie. Des questions qui devraient se centrer sur « les mesures spécifiques qui pourraient être envisagées en réponse au schéma continu d’actions négatives de la Russie et de la répression interne du gouvernement russe » ; mais également sur « la manière dont l’UE peut intensifier son soutien aux droits de l’homme, à la société civile russe et aux plus vulnérables groupes ».

De fait, selon des agences de presse internationale, le Conseil « à l’unanimité » a décidé de cibler plusieurs responsables russes pour des sanctions directes. Une décision qui si elle se matérialisait, verrait assurément les relations diplomatiques entre Bruxelles et Moscou se durcir de plus belle. Moscou, qui avait déjà qualifié les appels européens à la libération de l’avocat de « flagrante et grossière ingérence dans les affaires judiciaires d’un État souverain ».

Avec lanouvelletribune.info

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