Le bilan de l’attentat suicide commis par l’État islamique le samedi 24 octobre 2020 à Kaboul est monté à 24 morts, a annoncé le gouvernement, alors que les forces spéciales afghanes ont tué un important dirigeant d’Al-Qaïda également recherché par les États-Unis. Samedi 24 octobre 2020, un kamikaze s’était fait exploser dans l’allée menant à un centre éducatif de l’ouest de la capitale afghane, alors qu’il avait été repéré par des gardes. L’attentat avait été revendiqué par l’EI sur ses comptes de réseaux sociaux.
« Le bilan pour l’attaque terroriste d’hier a atteint 24 morts », a déclaré ce dimanche 25 octobre 2020 Tariq Arian, un porte-parole du ministère de l’Intérieur. « Il n’y a pas de changement quant au nombre de blessés « .
M. Arian avait fait état samedi soir de 18 morts et 57 blessés. L’ouest de Kaboul est majoritairement peuplé de Hazaras, une ethnie presque uniquement chiite, régulièrement prise pour cible par l’EI. Mi-mai, des hommes armés ont fait un carnage dans une maternité de la zone, tuant 18 personnes, dont des mères prêtes à accoucher et des infirmières. L’assaut n’avait pas été revendiqué.
Samedi, la Direction nationale de la sécurité (NDS, les services de renseignement afghans) a par ailleurs annoncé sur Twitter la mort d’Abou Muhsin al-Masri, un Égyptien considéré comme le numéro deux d’Al-Qaïda dans le sous-continent indien. « Al-Masri a été tué dans une opération du NDS réalisée dans le district d’Andar de la province de Ghazni » (est), a déclaré à l’AFP un membre du NDS, sous couvert d’anonymat. « L’un de ses assistants qui est en contact avec les talibans a été arrêté », a-t-il poursuivi.
