« Les investisseurs institutionnels internationaux et les détenteurs d’actifs contrôlent 131 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, dont 1 % seulement suffirait à combler le déficit de financement des infrastructures  de l’ordre de 68 à 108 milliards de dollars », a indiqué le Président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina lors de  l’Africa Investment Forum.

Le Président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina lors de l’African investment forum, Johannesburg

Il lance ainsi un appel aux investisseurs régionaux et mondiaux, aux dirigeants du secteur financier et aux représentants de gouvernements pour une action commune afin de diriger des capitaux vers l’Afrique en vue de son développement.

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Le continent a besoin de 130 à 170 milliards de dollars par an pour financer ses besoins de développement les plus urgents, selon les estimations de la Banque. Des besoins en capitaux auxquels les sources de financement traditionnelles que sont les gouvernements nationaux et les institutions de développement comme la Banque africaine de développement, ne sont pas en mesure de répondre à elles seules, en raison des restrictions budgétaires.

Pour le président de la BAD, Akinwumi Adesina  le forum africain de l’investissement est « (…) une plate-forme qui fait se rencontrer les gouvernements, le secteur privé, les investisseurs et les promoteurs de projets. Nous créons des projets bancables de qualité, réduisons les risques qui y sont associés et veillons à ce qu’ils se réalisent vraiment ».

Le forum, une première en son genre en Afrique, s’inscrit  ainsi dans une démarche qui vise à puiser dans le vaste réservoir des capitaux mondiaux pour assurer le financement du plan ambitieux de transformation de l’Afrique. Notons que la première édition dudit forum se tient du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg (Afrique du Sud).

Joël Dagba est rédacteur, reporter et photographe. Journaliste de formation ( Licence en Journalisme professionnel à ISICA-UL), c’est un passionné des questions d’entrepreneuriat et d’excellence (dans tous les sens du terme). Une passion qu’il a décidé de partager avec le public, en intégrant les rangs du média du jeune africain francophone L-frii. Joël Dagba est à L-frii depuis 2013.