L’Algérie a annoncé la réouverture sur son territoire de la chasse après une interruption de plus de deux décennies due à la guerre civile. La chasse reprendra «à partir du 15 septembre jusqu’au 15 février, après plus de 25 ans de suspension en raison de la situation sécuritaire qu’a connue le pays durant les années 1990», a déclaré le ministre de l’Agriculture Abdelhamid Hamdani, cité par l’agence Algérie Presse Service (APS).
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Cette réouverture et l’organisation de l’activité de chasse ont pour but de «contribuer à la préservation de l’équilibre écologique et biologique et des richesses naturelles, à lutter contre la chasse anarchique ainsi qu’à la promotion de cette activité et la consécration de son rôle dans le développement de l’économie nationale», a ajouté M.Hamdani.
Au début des années 1990, face aux raids des groupes armés pour voler les villageois de leurs fusils de chasse afin d’armer leurs maquis, les autorités avaient décidé de confisquer les armes. Et la chasse fut suspendue. Il y avait alors jusqu’à 50.000 sangliers chassés par an, 320 associations de chasseurs, 60.000 chasseurs (tous types de chasse confondus) et un million de détenteurs de fusils.

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La suspension de la chasse avait entraîné la prolifération du sanglier notamment et les préfets ont dû délivrer des dérogations pour autoriser des battues afin de freiner la nuisance de cet animal. Selon le directeur général des forêts (DGF), Ali Mahmoudi, 5.000 permis d’habilitation à la chasse ont été attribués dans le cadre de la réouverture officielle de cette activité. «Nous avons octroyé 5.000 permis à des chasseurs que nous avons formés nous-mêmes, et nous comptons délivrer 7.000 permis supplémentaires à d’autres chasseurs», a-t-il précisé à l’APS.