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Alpha Blondy : le coup de colère du reggae-man

Ils sont nombreux, les artistes africains qui s’engagent pour défendre la voix des faibles. Dans ce lot, figure la mégastar ivoirienne du reggae Alpha Blondy. Mais sa proximité avec le camp présidentiel en Côte d’Ivoire n’a jamais plu à de nombreux fans.

Ce vendredi 13 novembre, le reggae-man a sorti une vieille interview pour répondre à ceux qui critiquent le choix politique des artistes. C’était le mercredi 8 juin 2011 qu’Alpha Blondy répondait aux questions du journaliste Venance Konan concernant son engagement politique.

Neuf ans après, la situation sociopolitique actuelle a obligé l’artiste à recycler ses propos en réponse aux juges des artistes engagés.

« Comme un air de déjà vu…Fraternité Matin, mercredi 8 juin 2011.



Venance Konan : Evoquons, à présent, votre engagement politique. Pensez-vous qu’un artiste, s’engageant dans le débat politique, ne trahit pas le peuple, la vox populi ? Un artiste peut-il étre militant d’un parti ? Soutenir un homme politique ? Surtout au regard de la situation que vient de traverser la Côte d’Ivoire ?

Alpha Blondy : Merci de me permettre de répondre à cette question et de résoudre cette équation, une fois pour toutes. Pourquoi Beyoncé a le droit de déclarer «je vote Barack Obama » sans qu’elle ne soit lynchée ? Pourquoi Johnny Halliday a le droit de dire «je vote Sarkozy » sans se faire lyncher ? Pourquoi Michel Sardou a le droit de dire «je supporte Jean-Marie Le Pen » sans se faire lyncher ?

Pourquoi Stevie Wonder a le droit d’aller jouer pour Barack Obama sans se faire lyncher ? Pourquoi, bon Dieu de bon sang, nous, artistes africains, ivoiriens, devons-nous nous justifier ? Il faut que les Ivoiriens développent un peu leur mentalité. Excusez-moi, mais je pourrai dire qu’on évite d’être mentalement attardés.

Les artistes ne sont pas des choses. Nous sommes des citoyens d’un pays et avons aussi nos opinions. Ce n’est pas parce que je dis que je vote Michel Koffi que je suis un politicien. Je suis un citoyen, je paye mes impôts. Pourquoi n’ai-je donc pas le droit de dire que je vote X ou Y ? Sans qu’on aille casser chez moi ? Sans qu’on me menace de mort ? Pourquoi ? Je me pose la question mais je vous la pose aussi », a publié l’interprète de Fanta Diallo sur sa page Facebook.




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