Les États d’Afrique de l’Ouest ont adopté, dimanche 9 janvier, à Accra, des sanctions qualifiées de « très dures » envers la junte au Mali qui veut prendre le pays « en otage » en se maintenant au pouvoir sans élections pendant des années.
Les dirigeants la CEDEAO, siégeant à huis clos dans la capitale ghanéenne, ont réagi vigoureusement au projet de la junte de continuer à diriger le pays jusqu’à 5 années supplémentaires et au manquement de la part des colonels à l’engagement d’organiser le 27 février prochain des élections présidentielles et législatives qui auraient ramené des civils à la tête du pays.
La CEDEAO a décidé de fermer les frontières avec le Mali au sein de l’espace sous-régional et de suspendre les échanges commerciaux autres que les produits de première nécessité, affirme un communiqué lu à l’issue du sommet.
Elle a aussi décidé de couper ses aides financières et de geler les avoirs du Mali à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les pays membres vont aussi rappeler leurs ambassadeurs au Mali.
