Donald Trump a assuré ce mardi 13 janvier 2026, que les Etats-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays.
« Nous allons avoir des chiffres précis en lien avec les tueries (de manifestants) », a-t-il ajouté, parlant d’un nombre « significatif » de morts.
Le bureau des procureurs de Téhéran a déclaré qu’un nombre indéterminé de manifestants seraient poursuivis pour « moharebeh » (guerre contre Dieu, en persan), un des chefs d’accusation les plus graves en Iran et passible de la peine de mort, selon un communiqué cité par la télévision d’Etat.

Le président américain entretient jusqu’ici le flou sur ses intentions concrètes en Iran.
Il a encouragé mardi les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu’à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que « l’aide était en route », sans plus de précisions.
« Beaucoup d’aide est en route sous différentes formes, y compris économique », a-t-il ensuite dit à CBS.
« Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!! » a encore écrit le président américain sur sa plate-forme, précisant qu’il avait « annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas. »
La veille, il avait annoncé frapper de 25% de droits de douane tout pays commerçant avec l’Iran.
Le président américain a plusieurs fois menacé la République islamique de « frapper très fort » en cas de répression sanglante, mais n’est pas passé à l’acte.
Sa porte-parole, Karoline Leavitt, a déclaré lundi que « les frappes aériennes » étaient « l’une des très nombreuses options » possibles, tout en assurant que « la diplomatie (restait) la première option pour le président ».
La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l’un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.
L’Iran a coupé le 8 janvier les accès à internet de sa population, l’empêchant de partager avec le reste du monde des informations sur les manifestations en cours contre le pouvoir.