Depuis le début de ce mois de juillet, la province Argentine de Mendoza est agitée par des revendications indépendantistes.
Cette région au cœur des Andes, est séparée de plus de 900 kilomètres de la capitale. Depuis plusieurs années, Mendoza se dit « discriminée » par Buenos Aires. Les financements qu’on lui alloue seraient minimes en dépit de sa contribution importante au budget national.
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La colère des Mendocinos, longtemps latente s’est récemment amplifiée à cause d’un projet de barrage hydroélectrique qui était censé redynamiser la région en apport d’énergie. Entrepris dans les années 1950, ce projet, toujours à l’état d’étude, n’a cessé de s’enliser.

Certes, un feu vert avait bien été accordé par l’ancien président argentin Mauricio Macri pour débloquer les financements nécessaires. Mais officiellement à cause de « l’exigence d’une énième étude d’impact environnemental » le gouvernement a fait marche arrière. Alors, l’ex-gouverneur de la province Alfredo Cornejo, également député d’opposition, a décidé d’adopter une stratégie offensive.
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«Nous avons tout pour être indépendants, […] et il est temps d’y penser sérieusement », martelait Cornejo début juillet. Par ses prises de parole médiatisées, le député a fini par propulser le sujet sur le devant de la scène politique, jusqu’à susciter la réaction du chef de l’Etat.
Hugo Larrichia un entrepreneur quadragénaire a lui, popularisé le MendoExit sur Twitter alors même que le Brexit envahissait la toile. « Aucun rapport entre le MendoExit et le Brexit », assure pourtant l’homme d’affaires, avant de poursuivre : « Il n’y a jamais deux divorces identiques. »
Malgré qu’une enquête révèle que 35% des Mendocinos se prononcent pour l’indépendance de Mendoza, et 75% déclarent que leur société est « différente du reste du pays » ce mouvement, en général, n’est pas pris très au sérieux.