L’action Renault est en chute libre ce lundi 19 novembre au matin. Jusqu’à 13% de pertes à la Bourse de Paris. Car une mauvaise nouvelle est apparue pour le constructeur automobile.

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Carlos Ghosn, PDG Renault-Nissan

Son emblématique patron, également patron des japonais Nissan et Mitsubishi, a été entendu par le parquet de Tokyo puis arrêté.



Il est soupçonné de ne pas avoir respecté les règles financières, et notamment d’avoir sous-évalué sa rémunération qui est d’au moins 9 millions d’euros par an, rien qu’au Japon.

 Celui qui est, ou qui était jusque-là une idole sur l’archipel japonais, surnommé le samouraï pour avoir sauvé Nissan de la faillite, aurait immédiatement accepté de collaborer avec la justice.

Fragilisé chez Renault

La direction de Nissan, dont le siège aurait été perquisitionné, a tout aussi immédiatement organisé une conférence de presse. Elle confirme les accusations et va même plus loin: Carlos Ghosn aurait commis plusieurs autres actes graves, et utilisé de l’argent de la société à des fins personnelles. Les choses vont vite. Le constructeur japonais va proposer le départ de l’industriel né au Brésil, d’origine libanaise et de nationalité française.

La chute ?

Ces révélations vont-elles précipiter la chute de Carlos Ghosn, lui déjà très critiqué en France chez Renault ? Les syndicats l’accusent déjà d’avoir fragilisé l’entreprise en faisant de plus en plus appel à des moyens externes, en misant beaucoup sur les pays émergents, comme l’Inde ou la Roumanie.

Critiqué pour son énorme salaire, 10 millions d’euros, négocié avec l’Etat, critiqué pour le climat au sein de l’entreprise, une forme d’omerta,  il avait réussi à se faire reconduire pour un nouveau mandat au printemps dernier, grâce aux bons résultats du groupe mais aussi en acceptant d’être escorté d’un numéro deux, Thierry Bolloré.